Durant l’année 2025, les équipes du DESS ont réalisé 34 mandats de santé publique confiés par les autorités cantonales et fédérales ainsi que par plusieurs institutions partenaires, apportant des analyses rigoureuses et indépendantes afin d’appuyer les décisions publiques.
Elles ont contribué à la formation de la relève scientifique et clinique en assurant 215 cours en formations prégraduées, postgraduées et continues. Les équipes ont encadré 37 thèses de Master et Doctorat (PhD et MD) et assuré la formation de médecins FMH en prévention et santé publique.
L’activité de recherche a donné lieu à plus de 150 publications scientifiques dans des journaux expertisés. Une cinquantaine de rapports et chapitres d’ouvrages ont complété cette production, et les résultats ont été présentés lors de 47 conférences nationales et internationales. Enfin, 53 nouveaux projets de recherche ont été initiés en 2025, avec des financements obtenus dépassant 8 millions de francs suisses.
Zoom sur les activités des différents secteurs du DESS
Le Programme vaudois de dépistage du cancer a réalisé 55'000 dépistages, soit une hausse de 6% par rapport à 2024. Il a mené des actions de sensibilisation territoriale.
Le Registre vaudois des tumeurs a recensé 6700 nouveaux cas de cancer et analysé près de 90'000 documents, consolidant son rôle essentiel dans la surveillance épidémiologique du cancer au niveau cantonal.
Le Secteur évaluation et expertise en santé publique a mené des projets sur les inégalités, la santé des communautés arc-en-ciel, les addictions, ainsi que la victimisation et la délinquance des jeunes, permettant d’évaluer des interventions dans une perspective d’équité.
Le Secteur épidémiologie et science des données a évalué les programmes de dépistage des cancers, surveillé et modélisé les maladies transmissibles, suivi des cohortes cardio-métaboliques et participé à la définition d’un système suisse de suivi de la qualité des soins. L’année a été marquée par la finalisation de menuCH-Kids, première enquête nationale sur l’alimentation et l’état nutritionnel des jeunes de 6 à 17 ans.
Le Secteur économie et politiques de santé a mené des études populationnelles et interventionnelles, des travaux de modélisation et des revues scientifiques pour analyser l’impact et le coût-efficacité de politiques publiques sur la santé, y compris la santé mentale et la démence, ainsi que leurs effets sur le système de soins, l’accès aux prestations et les inégalités. La cohorte Lausanne 65+ a poursuivi le suivi du vieillissement et de la fragilité des seniors en ville de Lausanne, fournissant des données importantes pour planifier des politiques adaptées.
Le Secteur services de santé a renforcé la compréhension des parcours de soins et de la qualité des prises en charge. La cohorte nationale SCOHPICA (Swiss Cohort of Healthcare Professionals and Informal Caregivers) suit plusieurs milliers de professionnelles et professionnels de la santé et proches aidants, documentant leurs conditions de travail, leurs besoins et leurs trajectoires professionnelles.
Le Secteur sciences sociales a approfondi les dimensions sociales, comportementales et politiques influençant la santé. Ses travaux ont porté notamment sur la santé des jeunes, l’expérience et la satisfaction professionnelle, la recherche interventionnelle et participative et la santé intégrative.
Le Secteur recherche quantitative a soutenu de nombreuses équipes via la consultation de biostatistique et a développé des outils de génétique statistique pour mieux comprendre le génome humain et l’interaction gènes-environnement influençant les maladies.